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HISTOIRE SUCCINCTE DE LA CATALOGNE

HISTOIRE SUCCINCTE DES PAYS CATALANS

Comté carolingien depuis la conquête de Charlemagne (801), la Catalogne naît au IX siècle. Sa langue, le catalan, très proche au Moyen Âge de celle du Sud de la France actuelle (l’occitan), se développe à partir du IX siècle. Le « père fondateur » de la Catalogne serait Guifred le Velu nommé comte de Barcelone en 878 au Concile de Troyes. Guifred le Velu est l’ancêtre de la dynastie de Barcelone, qui va construire peu à peu l’État catalan autour du comté de Barcelone, notamment en rejetant la suzeraineté des rois de France qui ne répondent pas à ses demandes d’aide militaire contre le royaume arabe voisin.

En 1137, le comte de Barcelone épouse l’héritière du royaume d’Aragon. A ce moment naît la couronne d’Aragon qui va développer un mode d’administration original, très décentralisé pour répondre aux fortes différences tant politiques qu’économiques ou linguistiques des deux parties du royaume.

La Catalogne va atteindre son apogée au travers de la couronne d’Aragon. Celle ci va étendre son influence sur le sud de l’Espagne, Pays Valencien et en Méditerranée. Les rois d’Aragon vont prendre possession de la Sicile, du Royaume de Naples et temporairement de la Sardaigne et de la Corse dont ils sont à l’origine du drapeau à tête de maure. Les almogavers, mercenaires catalans, vont créer un éphémère duché en Grèce. Ceci explique l’usage de la langue catalane de nos jours au Pays Valencien, aux Baléares et dans un bourg de Sardaigne:l’Alguer.

La frontière avec la France est fixée par le traité de Corbeil de 1258, après l’échec de l’intervention catalano-aragonaise lors de la Croisade des Albigeois.

La Catalogne va amorcer son déclin à la disparition du roi Martin I l’Humain, dernier souverain de la dynastie de Barcelone, mort sans héritier en 1410. Pendant trois siècles les Catalans se rebellent à de nombreuses reprises pour défendre leurs droits face à un pouvoir de plus en plus centralisateur et cherchent à échapper à l’effort militaire de l’empire espagnol.

Quatre évènements se détachent:

En 1410 une guerre de succession éclate. La dynastie castillane des Trastamare soutenue par le Pape, l’Aragon et la Castille, s’impose.

En 1462 une rébellion se produit contre Jean II de Trastamare. À cette occasion, le Roussillon et la Cerdagne sont donnés en gage au Roi Louis XI qui l’occupe militairement.

En 1640 la révolte des Moissonneurs (Segadors) éclate. Les Catalans s’opposent au très centralisateur ministre Olivares qui veut supprimer leurs privilèges locaux pour les faire participer à l’effort de guerre. Les Catalans révoltés font appel à Louis XIII, proclamé comte de Barcelone. Au traité des Pyrénées son fils Louis XIV conclut avec le roi d’Espagne un partage de la Catalogne. Le Roussillon et le nord de la Cerdagne rejoignent le royaume de France. Le chant des Moissonneurs est l’hymne national catalan.

La guerre de succession d’Espagne s’achève le 11 septembre 1714 par la prise de Barcelone par les franco-espagnols. La Catalogne avait choisi le camp des Habsbourg plus libéraux que les Bourbons. Cette défaite est à l’origine de la fête « nationale » en Catalogne (Diada Nacional de Catalunya). La Catalogne sort brisée et soumise de cette épreuve. Il faut attendre plus d’un siècle pour voir la Catalogne renaître.

Elle s’industrialise rapidement au XIXe siècle et obtient un statut d’autonomie en 1932. La Catalogne avait été l’avant dernière région à résister jusqu’au 14 février 1939, durant la Guerre d’Espagne. Madrid et Valence tombent les dernières. Franco, victorieux, proclame la fin de la Guerre le 1er avril 1939.
Avec le retour de la démocratie, la Généralité de Catalogne (Generalitat de Catalunya) est recréée en 1978, grâce au retour d’exil de son président: Josep Tarradellas. Celui-ci occupe le poste en interim jusqu’aux élections de 1980, qui voient Jordi Pujol, nationaliste catalan de centre droit plusieurs fois emprisonné sous la dictature de Franco, être élu Président de la Généralité. Il occupera ce poste pendant quatre mandats consécutifs.
LEGENDE DU DRAPEAU CATALAN
La légende veut que Charles le Chauve, qui, en 870, vient de donner à Guifred le Velu, les comtés d’Urgell et de Cerdagne, lui demande de lui prêter main-forte contre les Normands.

Dans la bataille, Guifred est atteint par une flèche. Le soir, l’empereur franc se rend dans la tente du comte catalan, allongé sur sa couche près de laquelle se trouve son bouclier, un champ d’or vierge de tout décor. Il trempe quatre doigts dans la blessure ouverte de Guifté et trace, d’un geste, les quatre barres rouges donnant ainsi à la Catalogne, ses armoiries d’or à quatre pals de gueules.

Cette légende n’est évidemment pas fondée: l’héraldique n’existe pas au temps de Charles le Chauve, et il n’y a aucune preuve que Guifred le Velu soit allé secourir le roi contre les Normands. On peut remarquer qu’une légende similaire a été utilisée en Écosse pour expliquer l’origine des armes du clan Keith, qui porte d’argent au chefpalé d’or et de gueules.

Il existe plusieurs théories sur l’origine des armoiries des comtes de Barcelone, dont la première apparition datée est un sceau du comte Raymond Bérenger IV de 1159.

Pour certains, les armes comtales sont à rapprocher des armes pontifiçales, dont les couleurs étaient, jusqu’en 1808, le rouge et le jaune. Or en l077, le Comte d_e_Besalú Bernard II se déclare vassal de saint Pierre, c’est à dire du pape. L’héritage de Besalu est recueilli par les comtes de Barcelone en
1118, ce qui expliquerait la transmission des couleurs pontificales aux comtes de Barcelone.

Une autre hypothèse a été proposée par l’historien et héraldiste Michel Pastoureau, qui voit dans le mariage de Raimond-Bérenger III de Barcelone et de Douce de Provence l’origine de l’écu aux quatre pals. C’est en effet dans la vallée du Rhône et dans le piémont alpin que les écus ornés de pals sont les plus nombreux.

Histoire
Il s’agit d’un des plus anciens blasons existant. Sa première apparition claire date de 1149, dans un sceau de Ramon Berenguer IV, même si auparavant on avait déjà pu l’observer en tant que
« symbole préhéraldique » sur les tombes de Ramon Berenguer II (qui date de 1082) à la cathédrale de Gérone, et de son arrière-grand-mère Ermessende de Carcassonne (qui date de 1058) qui fut l’épouse de Ramon Borrell 1er. Le nombre des pals ne s’est fixé à quatre que progressivement: de nombreuses représentations du XII~ siècle nous montrent des écus à trois, cinq ou deux pals. Après le mariage de Raymond_Bérenger IV avec Pétronille d’Aragon en 1137, les armes de Barcelone devinrent les armes de la couronne d’Aragon et se diffusèrent dans l’ouest du bassin méditerranéen, portées par les cadets de la maison royale.

Les armoiries des comtes de Barcelone se sont transmises dans leurs Etats, reprises, dans une forme différente, par certains de leurs vassaux, par des villes dépendant d’eux ou par des territoires issus de leurs possessions. Les armes aux quatre pals furent également transmises en guise d’augmentation à de nombreuses familles vassales des rois d’Aragon.

Les armes des comtes de Barcelone furent utilisées très tôt comme une bannière. Le drapeau catalan, connu comme la Senyera, a donné naissance à de nombreux autres drapeaux.