balance à COLLIOURE festival 2015

JP collioure

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Pirineu terra estimada!

PYRENEES

Les touristes qui arrivent en terre Catalane, sont toujours frappés par la majesté de notre imposante montagne sacrée, annonçant à l’orient la chaîne des Pyrénées. Très verdoyante, ne fut-elle pas à l’origine de notre pays Catalan le refuge de Guifred el Pilos, père de la nation Catalane? Guifred n’avait certainement pas un système pileux extraordinaire, mais simplement l’adjectif « pilos » signifiait d’après les spécialistes : qu’il possédait un fief « couvert de forêts ».
Depuis des lustres, les géographes se querellent pour déterminer l’origine du nom « Pyrénées ». Le terme (Πυρηναῖα – Pyrēnaîa) apparaît pour la première fois chez l’écrivain Plutarque (vers 46 – 125 ap. J.-C.). Dans la mythologie grecque, « Pyrénées » était associé au personnage légendaire nommé Pyrène (Πυρήνη), fille du roi Bebryce. Cette jeune fille fut aimée d’Héraclès qui la délaissa. Elle donna paraît-il naissance à un serpent, la pauvrette ! et alla enfouir sa honte dans les forêts profondes où elle fut dévorée par les bêtes sauvages.  Il y avait encore des loups, des lynx et tout un tas de bêtes malfaisantes à l’époque dans le Canigou, avant les aménagements de l’Office des forêts.
Personnellement je penche pour Diodore de Sicile (vers 90 – 30 av. J.-C.) qui explique que le nom Pyrénées, tiré du grec ancien (πῦρ – pŷr) « le feu », fut donné à cette région, certainement après avoir, depuis la côte méditerranéenne de Port Vendres, observé un immense incendie qu’auraient provoqué les bergers pour limiter la forêt et donner de l’herbe à leurs troupeaux.
De nos jours, les feux d’écobuage sont interdits pour les particuliers. Pourtant, ils ont bien été à l’origine de l’état actuel de nos montagnes. Certes, les bergers savaient il n’y a guère encore les allumer à bon escient, à la bonne époque et à bon vent, pour nettoyer à peu de frais, juste ce qui était nécessaire, sans porter préjudice à la faune ou à la flore locale, ni aux villages peu nombreux alors.
Aujourd’hui cette pratique est interdite, car les habitations ayant envahi le maquis. (là où nos anciens n’auraient jamais eu l’ide de construire) Nombre de maisons auraient chaud aux volets ! Et puis, les troupeaux ont disparu…les vignes arrachées ne font plus coupe feu…et les Catalans ont même oublié les « corre-focs » pour la St Jean !
Dormez en paix braves gens, Pyr ne vous atteindra pas !

une SEGONADE

Les lubies de Sego.
Ou le discrédit du politique.

« V’la t’y pas » qu’il y a quelques jours seulement Segolène, notre Ministre de l’Environnement, certainement après un problème de petit déjeuner difficile, s’en est pris violemment au Nutella fabriqué en France et en Italie. Après s’être fait immédiatement « tartiner » par « Ferrero » et certainement par le Premier Ministre, elle revenait sur ses accusations, présentant même ses excuses sur Twitter, acceptant certainement que l’huile de palme utilisée (paraît-il) dans la composition de ce produit n’occasionnait peut être plus les dommages environnementaux lourdement dénoncés la veille.
Aujourd’hui, c’est au « Round Up » qu’elle s’attaque en imposant sa présence permanente sur le front médiatique, faisant par la même occasion de la publicité pour le produit incriminé (10 500 tonnes utilisées en France chaque année par les particuliers [2 000t] et les professionnels [8 500t] info Le Monde) et attendant certainement quelques jours, dès que l’effet d’attaque retombera, pour s’excuser auprès de Monsanto pour l’erreur commise.
On ne comprend plus comment les politiques, uniquement pour qu’on parle d’eux à l’approche des élections, peuvent à ce point se discréditer en imaginant qu’ils ont le droit de dire n’importe quoi sur des sujet qu’ils ne maîtrisent pas. La plupart d’entre eux veulent sauver les entreprises sans jamais avoir fait partie d’une seule (et encore moins dirigé). Un minimum d’honnêteté intellectuelle entraîne le « vulgum pecus » à se tenir humblement loin des déclarations politiques de peur de dire quelque énormité, laissant aux « énarques » le soin d’en parler. Mais, ceux-ci, qui n’ont jamais su faire pousser une plante se permettent de donner des leçons de botanique et pourquoi pas de nutrition environnementale!
Certes, l’écologie est un sujet grave qu’on voudrait bien imposer aux pays de tiers-monde, mais que personne ne veut aborder honnêtement dans les pays développés largement les plus pollueurs : nucléaire – production agricole propre – pollution atmosphérique et des océans …. Ces vrais problèmes ne seront jamais solutionnés par les politiques européens de touts bords tenant à leur réélection, tant les lobbies et les groupes de pression sont puissants et dangereux. Alors, ils font des effets de « com », ils lancent des pétards comme Ségolène, pour nous faire croire qu’ils agissent. Un peu comme les éoliennes…ils brassent du vent ! Il y aurait tant à faire et non pas à dire, mais cela fait partie du courage politique!