Mais bon sang tout a été dit, à chacun ses responsabilités !
J’ai été abasourdi en lisant au hasard les commentaires lamentables de certains jeunes lycéens sur les réseaux sociaux à la suite des derniers événements graves que nous avons vécus; au point de me demander si les pères de famille arrivent à trouver un peu de temps chez eux pour ouvrir l’esprit de leurs rejetons ! Je suis aussi étonné que des élus ou des ministres posent dans la presse des questions dans le genre :  « Comment dédramatiser les attentats à l’école auprès des adolescents ? Les professeurs sont-ils préparés ? Comment en parler à l’école ? »
Pourtant, la réponse date du 27 novembre 1883 et c’est Jules Ferry qui l’a donnée dans sa lettre aux instituteurs. Comment ont fait les enseignants au moment de la guerre d’Algérie  et des autres guerres? après les attentats précédents ? à la suite de tous les évènements qui ont marqué notre histoire récente ?
« Des diverses obligations qu’il ( l’Etat) vous impose, celle assurément qui vous tient le plus au cœur, celle qui vous apporte le plus lourd surcroît de travail et de souci, c’est la mission qui vous est confiée de donner à vos élèves l’éducation morale et l’instruction civique……
La loi du 28 mars 1882 se caractérise par deux dispositions qui se complètent sans se contredire : d’une part, elle met en dehors du programme obligatoire l’enseignement de tout dogme particulier ; d’autre part, elle y place au premier rang l’enseignement moral et civique. L’instruction religieuse appartient aux familles et à l’Église, l’instruction morale à l’école.
Vous n’avez à enseigner, à proprement parler, rien de nouveau, rien qui ne vous soit familier comme à tous les honnêtes gens. …. le législateur n’a voulu faire de vous ni un philosophe ni un théologien improvisé. Il ne vous demande rien qu’on ne puisse demander à tout homme de cœur et de sens.
Vous êtes l’auxiliaire et, à certains égards, le suppléant du père de famille : parlez donc à son enfant comme vous voudriez que l’on parlât au vôtre ; avec force et autorité, toutes les fois qu’il s’agit d’une vérité incontestée, d’un précepte de la morale commune ; avec la plus grande réserve, dès que vous risquez d’effleurer un sentiment religieux dont vous n’êtes pas juge. »
Madame la Ministre connaît-elle ce morceau d’architecture de notre culture laïque? Il faudrait qu’elle s’en inspire pour rassurer le corps enseignant, surtout les jeunes maîtres.
Autrement dit, qu’elle leur rappelle : « soyez des laïques affirmés, des adultes de valeur capables de donner l’exemple d’un honnête homme et n’acceptez pas qu’on vous demande insidieusement de réaliser ce que les familles, l’Etat et les réseaux sociaux ou religieux ne sont plus capables de faire. »

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automobile!

Les utilisateurs avertis voyaient venir depuis des années cette mascarade. Les constructeurs d’automobiles ont tout fait pendant des années, sous des prétextes fallacieux de sécurité, de design, de progrès… pour compliquer les entretiens périodiques des véhicules, en imposant des systèmes électroniques incontournables, afin de garder non seulement la vente, mais aussi le suivi de leurs automobiles.
Il y a quelques années, le commun des bricoleurs pouvait à peu de frais faire sa vidange, changer les lampes des ses phares, bref entretenir à peu de frais sa voiture. Désormais, les constructeurs sont capables de produire des voitures qui roulent en toute sécurité à 250 km/h alors que la vitesse est limitée à 90 et bientôt à 80 sur les routes françaises. Les lampes, objet souvent d’une contre visite périodique, ne coûtent qu’un euro pièce, mais le changement compliqué nécessite le passage au garage et revient à 150 euros TVA comprise. Quant au pot catalytique qui limite toute pollution à condition bien entendu que le constructeur n’ait pas traffiqué le logiciel de contrôle avec peut être l’absolution des organismes chargés de l’autorisation de vente, il coûte dix fois plus cher qu’un pot classique, et pollue autant ; merci les écologistes.
Certes, la vitesse tue. Le feu dans une voiture ne pardonne pas non plus. La ministre de l’environnement limite de plus en plus la vitesse, mais d’un autre côté veut favoriser la vente de véhicules à essence, ceux qui brûlent, car les véhicules diesel sont pratiquement protégés d’un incendie après un accident. Il en est de même pour les véhicules à gaz qui explose parfois et que peut-on penser d’un véhicule électrique qui transporte une masse énorme de batteries lorsqu’il va se renverser et que les occupants se retrouveront sous le poids et sous l’acide?
Ne nous prend-on pas encore une fois, non plus pour des vaches à lait, mais simplement pour des imbéciles? Et si, lassé de votre voiture polluante vous allez peut être vous retourner vers un moyen de transport moins polluant: le vélo, sachez qu’il y a déjà sur les rangs un projet de contrôle technique de votre bécane, car pour les motos c’est déjà fait! Si votre lampe, votre feu rouge ou votre cataphote ne sont pas conformes, non seulement vous serez verbalisé, mais vous rentrerez chez vous à pied. Il en sera de même si votre avertisseur sonore trouble les élucubrations des technocrates qui nous dirigent!
Heureusement que nous avons en Europe toutes ces personnes qui pensent pour nous !

QUEL NOM POUR LA REGION?

La bataille fut rude il n’y a guère lorsqu’un « farfelu », agrégé d’histoire cependant, avait proposé le nom de « Septimanie ».
les nombrilistes de toute nature, bien assis dans leurs recherches limitées, avaient crié au scandale et restaient persuadés qu’on allait retenir le nom qu’ils avaient choisi pour enscencer leur région et pourquoi pas le clocher de leur village!
Aujourd’hui, le pays Catalan est submergé par la « gavatxeria » et les bannières sang et or font peu à peu place à la croix occitane.
La plupart de ces dangereux rêveurs n’ont d’ailleurs jamais su que ce titre était déjà porté au IXè siècle en 830 par un certain Bernard de Septimanie Comte de Toulouse, de Narbonne et de Roussillon… Certes, Montpellier était absent, mais n’était-ce pas un « alleu » qu’un Prince Catalan annexa beaucoup plus tard en épousant Marie?
Le » Languedoc » en tant que territoire qui a remplacé l’Occitanie et qui a devancé celui de Roussillon dans l’appellation de notre ancienne région n’est reconnu comme tel que depuis le XIII è siècle à la fin de la croisade des albigeois mettant fin au catharisme….triste souvenir de la décadence de l’héritage des troubadours.
Alors, nous allons verser notre avis dans la polémique et à la croix occitane ou à la bannière sang et or je préférerais la « colombe de lumière » des beaux troubadours et des « hommes parfaits », celle que l’on peut voir à Minerve, gravée par JL Severac. « Voilà pourquoi je n’ai pas fait une colombe de pierre, mais une colombe de lumière. La lumière, c’est-à-dire l’absence de matière. »dit-il. Peut être ainsi, nos esprits engoncés pourraient-ils s’élever comme cette colombe au dessus des idées obscures, afin de caresser un peu de lumière.
Alors! Ce n’était pas si « idiot » que ça la proposition de ce personnage que nous éviterons de nommer. Il avait certes parfois des idées bizarres, mais là il était dans son domaine.

Pirineu terra estimada!

PYRENEES

Les touristes qui arrivent en terre Catalane, sont toujours frappés par la majesté de notre imposante montagne sacrée, annonçant à l’orient la chaîne des Pyrénées. Très verdoyante, ne fut-elle pas à l’origine de notre pays Catalan le refuge de Guifred el Pilos, père de la nation Catalane? Guifred n’avait certainement pas un système pileux extraordinaire, mais simplement l’adjectif « pilos » signifiait d’après les spécialistes : qu’il possédait un fief « couvert de forêts ».
Depuis des lustres, les géographes se querellent pour déterminer l’origine du nom « Pyrénées ». Le terme (Πυρηναῖα – Pyrēnaîa) apparaît pour la première fois chez l’écrivain Plutarque (vers 46 – 125 ap. J.-C.). Dans la mythologie grecque, « Pyrénées » était associé au personnage légendaire nommé Pyrène (Πυρήνη), fille du roi Bebryce. Cette jeune fille fut aimée d’Héraclès qui la délaissa. Elle donna paraît-il naissance à un serpent, la pauvrette ! et alla enfouir sa honte dans les forêts profondes où elle fut dévorée par les bêtes sauvages.  Il y avait encore des loups, des lynx et tout un tas de bêtes malfaisantes à l’époque dans le Canigou, avant les aménagements de l’Office des forêts.
Personnellement je penche pour Diodore de Sicile (vers 90 – 30 av. J.-C.) qui explique que le nom Pyrénées, tiré du grec ancien (πῦρ – pŷr) « le feu », fut donné à cette région, certainement après avoir, depuis la côte méditerranéenne de Port Vendres, observé un immense incendie qu’auraient provoqué les bergers pour limiter la forêt et donner de l’herbe à leurs troupeaux.
De nos jours, les feux d’écobuage sont interdits pour les particuliers. Pourtant, ils ont bien été à l’origine de l’état actuel de nos montagnes. Certes, les bergers savaient il n’y a guère encore les allumer à bon escient, à la bonne époque et à bon vent, pour nettoyer à peu de frais, juste ce qui était nécessaire, sans porter préjudice à la faune ou à la flore locale, ni aux villages peu nombreux alors.
Aujourd’hui cette pratique est interdite, car les habitations ayant envahi le maquis. (là où nos anciens n’auraient jamais eu l’ide de construire) Nombre de maisons auraient chaud aux volets ! Et puis, les troupeaux ont disparu…les vignes arrachées ne font plus coupe feu…et les Catalans ont même oublié les « corre-focs » pour la St Jean !
Dormez en paix braves gens, Pyr ne vous atteindra pas !